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La vérité que l’on vous cache sur les graisses saturées

La vérité que l'on vous cache sur les graisses saturées

Dans notre culture moderne, nous avons souvent à voir les choses en « noir ou blanc », surtout quand on en vient à la nourriture.

Et depuis 40 ans, les graisses saturées – trouvées en grande quantité dans la viande, le fromage et autres produits laitiers riches en matières grasses – ont été l’une de nos plus grandes ennemies nutritionnels.

Les différentes institutions de la santé et de la nutrition nous ont conseillé de limiter la consommation en raison des préoccupations que les graisses saturées augmente le risque de maladie cardiaque. Mais après des décennies de recherche, un nombre croissant d’experts remettent en question ce lien.

Graisses saturées et calories

Les calories ne sont pas toutes les mêmes

L’effet sur notre organisme d’une diète riche en sucres ou en graisses est complètement différent.

Pendant des décennies, l’industrie diététique a criminalisé les graisses, avec la conséquence de porter en avant les diètes riches en glucides, les féculents et les sucres rapides. Cela a fait l’intérêt de l’industrie alimentaire, car plus de sucres équivaut à plus de ventes de produits transformés.

Tout cela est basé sur des “vérités” qu’on a retenues évidentes, alors qu’elles n’étaient pas tout à fait fondées sur des preuves scientifiques.

Donc, maintenant, la recherche a mis en discussion le réel effet des graisses et notamment des graisses saturées dans notre organisme.

Or, depuis 40 ans, les graisses saturées – trouvées en grande quantité dans la viande, le fromage et les autres produits laitiers riches en matières grasses – ont été nos meilleurs ennemis  nutritionnels.

Les Dietary Guidelines des Etats-Unis ont incité à limiter leur consommation en raison des préoccupations que les graisses saturées pouvaient augmenter le risque de maladie cardiaque. Voilà que, après des décennies de recherche, nombre croissant d’experts remettent en question ce lien.

La vérité sur les graisses saturées et les risques pour la santé

En fait, les auteurs d’une nouvelle méta-analyse publiée dans les Annals of Internal Medicine concluent qu’il n’y a pas suffisamment de preuves à l’appui de la recommandation de consommer de très faibles quantités de graisses saturées.

A partir des années 1960 on a commencé de penser que les graisses saturées augmentaient le mauvais cholestérol (LDL) et que cela contribuait à l’obstruction des artères et augmentait “automatiquement” le risque cardio-vasculaire. Ce qui était une hypothèse est ainsi rapidement devenu un dogme.

Voilà que, après tout ce temps, l’hypothèse n’a pas été vraiment confirmée de façon convaincante. Lorsque les chercheurs ont suivi l’apport en graisses saturées de la population au fil du temps et notamment pour voir si l’apport plus élevé augmente le risque cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux, ils n’ont pas trouvé un lien clair et cohérent.

Cette étude récente conclut qu’il n’y a pas de corrélations (pour citer les auteurs) entre l’apport total en gras saturés et le risque coronaire. Et une analyse précédente sur plus de 300.000 participants est parvenue à une conclusion similaire.

Donc, en résumé, les chercheurs disent que la relation entre le cholestérol et la maladie cardiaque est beaucoup plus compliqué qu’on ne le croyait. Le cholestérol LDL est juste un indicateur de risque parmi les autres. Les graisses ne suffisent pas à expliquer les risques et – probablement – les criminaliser a des conséquences encore plus néfastes qu’en accepter des quantités raisonnables.

Ce qui est maintenant considéré comme un facteur de risque plus important est le rapport entre cholestérol total et HDL (le bon cholestérol). Et il y a des évidences que les graisses saturées peuvent augmenter le bon cholestérol HDL sans altérer les triglycérides; ce qui protège contre les maladies cardiaques. Par contre les glucides et notamment les sucres simples, dont une diète pauvre en graisses va être plus riche, augmentent les triglycérides et réduisent le bon cholestérol.

“Alors, quand vous mettez tout cela ensemble” dit Dariush Mozaffarian de la Harvard School of Public Health, un co-auteur de l’étude “ce que vous voyez est que les graisses saturées ont un effet relativement neutre. Il n’y a pas un effet bénéfique, mais pas non plus un effet nocif. Et je pense que c’est ce que les études récentes montrent”.

Les dernières études représentent un défi pour les actuelles recommandations diététiques américaines et européennes, qui appellent à consommer des produits laitiers et carnés à faible teneur en matières grasses.

Moins de graisses, plus de sucres

Graisses saturées - sucre - obésité

Regardez ce qui est arrivé lorsque les Américains, à partir des années 1970, ont réduit l’apport en graisses dans l’alimentation de la population: pour compenser, ils ont fini par manger beaucoup plus de glucides. Beaucoup de calories provenant des céréales raffinées et des sucres (pensez aux produits “30% de moins de graisses”, aux yaourts allégées et aux biscuits faibles en matière grasse) ont conduit beaucoup de gens à prendre du poids.

Il s’agit, certainement, des conséquences néfastes non intentionnelles de ce dogme selon lequel il fallait manger “faible en matière graisse”, dit Mozaffarian.

Penser moins aux nutriments, plus aux aliments

Cet auteur dit qu’il faudrait éviter les recommandations construites sur les nutriments simples. Un régime alimentaire sain, dit-il, devrait inclure une grande variété d’aliments non ou peu transformés, des aliments complets tels que les noix, les légumes, les fruits, l’huiles d’olive et de portions adéquates de produits d’origine animale tels que viandes, le poisson, les oeufs, le yogourt, le fromage.

Par rapport aux graisses saturées, si elles sont bonnes ou mauvaises pour la santé, la réponse, Mozaffarian dit, dépend de ce que vous mangez à leur place.

Une autre étude met en évidence que, en remplaçant les graisses saturées par des hydrates de carbone (glucides ou sucres ou féculents) on n’a aucun avantage.

Tout le monde n’est pas d’accord

Maintenant, bien sûr, tous ne sont pas convaincus par les nouvelles études qui remettent en question le lien entre les gras saturés et les maladies cardiaques. Certaines associations, y compris l’Organisation mondiale de la santé et l’American Heart Association, continuent d’encourager une faible consommation de graisses saturées.

Et les végans: « Je pense qu’il faudrait éviter tous les produits d’origine animale dans l’alimentation à des fins de santé » dit Susan Levin, du Comité de médecins pour une médecine responsable, qui prône les régimes végétaliens.

Elle souligne que deux études de population (l’étude Adventist Health Study et une étude prospective européenne sur le cancer et la nutrition (EPIC) ) ont montré que le moins de produits animaliers vous consommez, moins vous avez de chances de souffrir de diabète ou d’être en surpoids.

Certains font valoir que le type d’acides gras qui composent la graisse saturée dans un aliment fait une différence, aussi. Par exemple, des études récentes suggèrent que les acides gras dans le lait et le yogourt peuvent être bénéfiques pour la santé cardiaque. Et, comme nous l’avons signalé, les chercheurs étudient activement ce paradoxe en matière des graisses des laitages. Par contre, les viandes rouges transformées, également riches en graisses saturées, augmentent le risque de maladies cardiaques et de certains cancers. Mais est-ce que cela est du aux graisses ou à d’autres ingrédients ou même à la cuisson?

Donc, en conclusion, les graisses ne sont pas à criminaliser, disent ces chercheurs. Il font juste partie d’un puzzle alimentaire beaucoup plus complexe.

Tous les experts concordent sur cette conclusion: trop de calories provenant de toute source, que ce soit les graisses ou les hydrates de carbone, peuvent conduire à un gain de poids. Et  l’excès de graisse corporelle augmente fortement l’inflammation et le risque de maladie cardiaque.

Donc, l’important c’est d’établir, pour tout un chacun, la meilleure stratégie pour arriver à contrôler ses apports en calories.

Et vous? Quelle est votre stratégie alimentaire? Partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous.

2 thoughts on “La vérité que l’on vous cache sur les graisses saturées

  1. Ma stratégie et de manger « bon ». C’est peut être une chance ou juste une question d’éducation, mais ce qui me plaît ce sont les produits frais, des légumes et des fruits de saisons du jardin familial. Voir les fruits et les légumes pousser ça donne envie, faire le marché et voir des beaux jambons et des poissons ça m’interpelle plus que de voir les produits entassés, étiquetés, rafinés et « sur » sucrés dans les grandes surface. Emmenez vos enfants chez les producteurs, parlez avec eux ils partageront avec vous leur passion et vous feront envie. Ce sont les producteurs les professionels pas les chefs de rayon. A celà vous ajoutez les conseils avisés d’un passioné comme Valerio et cuisiner et manger deviendra un plaisir. Acompagné d’un bon vin de temps en temps vous deviendrez épicurien tout en mangeant sain. La santé et le plaisir sont indissociables.

    1. Malheureusement, nous prenons de moins en moins de temps de découvrir les bonnes choses qui nous entourent. Tout doit être vite fait, vite consommé.
      Pourquoi acheter, par exemple, des tomates qui ont voyagé 2500 km en avion alors qu’on peut en acheter chez le producteur du coin. Non seulement la tomate sera meilleure, mais en plus, son impact écologique sera beaucoup moins importante que celle des tomates importées.
      Je ne peux qu’être d’accord avec vous, santé et plaisir sont indissociables 🙂

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