Vous êtes ici
Home > Nutrition > Comment devenir un brûleur de graisses très efficace?

Comment devenir un brûleur de graisses très efficace?

Femme fit qui est un brûleur de graisse

La graisse a toujours été la hantise de toutes celles et ceux qui voulaient perdre du poids. Dès lors, quelle est la solution pour être un brûleur de graisses très efficace?

Que diriez-vous si on vous disait que manger plus de graisses et moins de sucres permettait de consommer beaucoup plus de graisse corporelle?

Si cela est vrai, cela explique pourquoi tout le monde grossit, en mangeant la diète typiquement occidentale, trop riche en farines et sucres.

Ce serait aussi la raison pourquoi bon nombre de nutritionnistes observent des super bon résultats quand les patients réduisent beaucoup la charge glycémique de leur diète.

Chez les sportifs, une diète low-carb-high-fat permet de s’affranchir de la nécessité de re-stocker en continu les réserves de sucres corporels (le glycogène), étant donné l’énorme disponibilité calorique des stocks de graisse corporelle et leur fiabilité, même lors de longs efforts.

Par ailleurs, on sait bien qu’un effort de basse intensité et de longue durée utilise beaucoup plus de graisses que de sucres comme source d’énergie.

Mais on constate que les personnes qui souhaitent maigrir ont tellement du mal à brûler de la graisse, alors que dans les activités du quotidien on serait censé les utiliser. Par ailleurs, les athlètes d’endurance devraient utiliser leur graisse corporelle, alors qu’on leur recommande de prendre tout le temps des sucres: cela n’a pas de sens.

Une personne, en moyenne, dispose d’environ 400g  de réserves de sucres, sous forme de glycogène, dans les muscles et dans le foie. Cette quantité représente environ 1600 kcal, suffisants à peine pour quelques heures d’activité physique.

Une personne de 70 kilos, avec un pourcentage de 15% de graisse corporelle, par contre, dispose d’environ 10,5 kilos de graisse, équivalents à 94.500 kcal, avec lesquelles elle pourrait survivre pour plus d’un mois.

Un athlète d’endurance qui mange une diète low-carb-high-fat devient un brûleur de graisses très efficaces

Un coureur est un brûleur de graisse

Une étude a récemment démontré que les athlètes d’endurance de haut niveau qui mangent très peu de glucides arrivent à brûler le double de gras par rapport à ceux qui mangent une diète très riche en glucides. Dans cette étude ont été observés les taux d’utilisation des graisses les plus élevés jamais observés dans des conditions d’effort maximum et d’exercice prolongé.

Cette étude a été conduite sur 20 coureurs d’ultra-endurance d’un âge compris entre 21 et 45 ans, qui étaient les meilleurs sur des distances de 50 kilomètres ou plus. La moitié de ces athlètes suivait déjà une diète low-carb. L’autre moitié mangeait au moins la moitié des calories sous forme de glucides.

Ces athlètes étaient des brûleurs de graisse spectaculaires, a déclaré le chercheur principal, Jeff Volek, professeur de sciences humaines à l’Ohio State University.

Chez les athlètes suivant une diète low-carb, les taux maximum de combustion des graisses et la quantité de graisse brûlée lors d’une course de 3 heures sur tapis étaient considérablement plus élevés que ceux des athlètes qui mangeaient une diète riche en glucides.

Cela constitue une véritable révolution dans les paradigmes de la nutrition sportive. Il faut peut-être reconsidérer toute la théorie à la base des conseils que l’on a recommandé aux athlètes pendant les dernières 50 ans.

Dans l’étude, 10 sur 20 athlètes ont suivi un régime alimentaire composé de 10% de glucides, 19% de protéines et 70% de graisses. Les autres 10 athlètes ont mangé 59% de glucides, 14% de protéines et 25% de graisses.

Par rapport à tout le reste, les athlètes étaient dans des statuts et conditions tout à fait comparables: le statut d’élite, l’âge, les performances, l’entrainement et la VO2 max. Ils avaient tous le même moteur, pour ainsi dire, comme dit M. Volek.

Les scientifiques ont mesuré à plusieurs reprises, chez les athlètes prenant partie à l’expérimentation, les taux de consommation de glucides et de graisses.

Ils ont trouvé, en moyenne, un taux de combustion de graisse de 2,3 fois plus élevé chez les coureurs qui suivaient une diète à faible teneur en glucides (low-carb) que chez  ceux avec un diète hi-carb: 1,5 g contre 0,67 g par minute (graisse brûlée) .

La recherche est publiée en ligne dans la revue Metabolism: Clinical and Experimental (http://www.metabolismjournal.com).

Un régimes cétogène est celui qui réduit suffisamment les glucides, d’une manière à permettre au corps d’accéder à ses réserves de graisse comme source principale de combustible. Le manque de glucides et l’augmentation de l’apport de graisses conduit à la conversion,  en cétones, des graisses alimentaires et de celles stockées. Celles-ci peuvent être utilisées par toutes les cellules du corps, en particulier le cerveau, comme une source énergétique alternative au glucose.

Le corps humain peut nécessiter plusieurs semaines pour réagir efficacement à un régime cétogène: les athlètes étaient admissibles à l’étude seulement après au moins six mois de régime cétogène.

L’objectif était de caractériser leur réponse métabolique à un effort standardisé.

Le premier jour, les athlètes ont couru sur un tapis roulant pour déterminer leur consommation maximale d’oxygène (VO2 max) et le taux maximum de combustion des graisses. Le deuxième jour, les athlètes ont couru sur un tapis roulant pendant trois heures à une intensité égale à 64 pour cent de leur VO2 max. Lors de ce test, ils buvaient de l’eau, mais n’avaient aucun apport énergétique.

Avant la course, les athlètes ont consommé soit des aliments à faible, soit à haute teneur en glucides, suivant leur groupe d’appartenance, soit environ 340 calories.

Pendant les 3 heures de course, les deux groupes avaient la même consommation d’oxygène, perception de l’effort et dépense calorique. Toutefois, les taux de combustion de graisse pendant l’exercice prolongé étaient environ deux fois plus élevés chez les athlètes qui suivaient une diète low-carb.

Des calories consommées, la contribution moyenne des graisses différait dans les deux groupes: elle était de 88% et de 56%, respectivement.

Les athlètes “hi-carb” étaient en très bonne santé et ont étaient des très bons brûleurs de graisse, par rapport aux normes conventionnelles. Cependant, leur combustion maximum de graisse est inférieure à la moitié de celle des athlètes “low-carb”.

Cela montre combien nous sous-estimons la capacité de brûler de la graisse. Il y a un grand potentiel à consommer ses graisses de réserves, qui ne peut être exploitée si on ne limite pas les glucides.

Une autre constatation importante: malgré leur faible apport en glucides, ces athlètes fort brûleurs de graisses avaient, au repos, des niveaux normaux de glycogène musculaire (la forme de stockage d’hydrates de carbone).

Ils utilisent à peu près la même quantité de glycogène que les coureurs “hi-carb”, et synthétisent la même quantité de glycogène dans les muscles, lors de la récupération, que les athlètes hi-carb.

Vous pouvez aussi devenir un brûleur de graisses

Conseils pour devenir un brûleur de graisse

On peut tous devenir des brûleurs de graisses, ou céto-adaptés, cela est prévu dans notre code génétique. Cependant, les recommandations officielles, traditionnellement considérées santé, qui prévoient les glucides comme nutriment dominant, empêchent de démarrer ce métabolisme alternatif.

La restriction de glucides permet au métabolisme de redémarrer différemment et permet à de nombreux athlètes d’atteindre de meilleurs niveaux de santé et de performances.

Naturellement, passer d’un métabolisme basé sur les sucres à celui basé sur les graisses n’est pas simple et cela demande une période d’adaptation.

Les résultats sont en tout cas surprenants et cela vaut la peine d’essayer.

Si vous suivez une diète faible en hydrates de carbone et riche en graisses et que vous êtes un-e athlète d’endurance, à terme vous allez être indépendant-e des apports, souvent excessifs, en glucides dans les repas et collations d’avant, durant et après les entraînements et compétitions.

On a presque tous assez de réserves graisseuses pour terminer de longs entraînements ou compétitions.

Si vous pouvez choisir la source de votre énergie et en avoir une qui est beaucoup plus abondante et fiable, pourquoi la laisser d’à coté et utiliser seulement une source – les sucres – qui est, elle, en quantité limitée et qui crée de la dépendance?

Ne serait-il pas mieux d’être libre de cette dépendance aux sucres? Qu’en pensez-vous?

Laisser un commentaire

Top